La baisse du niveau d’orthographe en France

La baisse du niveau d’orthographe en France est devenue un problème tel que certains linguistes craignent qu’on se retrouve dans une situation similaire à l’époque où seuls quelques érudits maîtrisaient le latin, sauf qu’il s’agira de l’écriture de notre propre langue !

Ce n’est pas là une situation que l’école républicaine et égalitaire peut se permettre d’ignorer, ni même une situation que le cœur de la francophonie (200 millions de personnes parlent et écrivent français dans le monde, 700 millions en 2050) peut laisser perdurer.

Quelques chiffres effrayants : un élève de Troisième aujourd’hui a le niveau d’orthographe d’un élève de Cinquième il y a vingt ans, soit deux crans de niveau perdus ; une dictée type Brevet a été donnée à un panel de bacheliers : 52 % ont eu… zéro, selon la notation Collège.

Quelle est la véritable cause de cette baisse générale de l’orthographe des Français?

Entre les solutions trop complexes (un chantier de réforme de l’orthographe, ça ne se décide pas d’un claquement de doigts), les solutions trop simplistes (le monde des « coachings » en orthographe et autres manuels « pour les nuls »), les faux procès (non, ce ne sont ni les textos ni Internet qui ont endommagé l’orthographe des Français – la baisse avait commencé bien avant, et des études ont montré qu’il n’y avait pas de lien), il faut agir dès maintenant à la véritable racine du problème : la diminution, constante depuis quarante ans, du nombre d’heures d’orthographe en Primaire. Les spécialistes (les vrais, pas ceux qui passent à la télé) s’accordent à dire que c’est la cause principale de la baisse globale du niveau. Je ne voudrais pas dire que l’accro-branche, c’est nul, mais il y a peut-être d’autres priorités.

27 janvier 2015

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