Comment élaborer un bon « bilan » orthographique ?

Voici, selon moi, quelques critères qui peuvent permettre d’évaluer de manière juste, fine et complète le niveau en orthographe de quelqu’un.

Tout d’abord le test doit comporter un nombre assez important d’items (au moins 50) pour ne pas confier au hasard la responsabilité du résultat.

La plupart des tests qui existent ne consistent qu’en un exercice de détection de fautes dans des phrases uniques : c’est un bon outil, mais il ne saurait être le seul. Non seulement il peut être étendu à de la détection de fautes à l’aveugle (c’est-à-dire sans dire le nombre de fautes à la personne testée) dans de courts textes, mais il existe d’autres typologies d’exercices, que l’on pourra trouver, par exemple, dans les projets sur lesquels j’ai travaillé avec Bescherelle, ici et .

Il convient également de ventiler les questions en proportions égales selon les trois grands axes que sont la conjugaison, l’orthographe grammaticale et l’orthographe lexicale.

Les niveaux de difficulté gagnent à être très variés (depuis des fautes très simples à détecter jusqu’à des plus difficiles, ainsi que des moyennes) et brouillés (non pas du plus simple au plus difficile), en en prévenant le participant.

Pour faire la part entre ce qui relève des fautes de distraction et ce qui relève des fautes de connaissances, on peut faire une courte dictée selon la procédure suivante : lecture de la dictée, comptage du nombre de fautes avant relecture (sans en donner le nombre au testé), relecture, et nouveau compte. Si l’écart entre les deux résultats est important, c’est que la part de distraction doit être considérée.

Il me semble enfin nécessaire de lui faire écrire un texte, d’une longueur significative (300 mots), sur un sujet de son choix, pour voir son orthographe en situation, en lui laissant le temps de relecture qu’il souhaite.

Au terme de tout cela, on peut obtenir une cartographie assez précise de son orthograph(i)e, et donc des pistes qu’il sera pertinent de suivre dans sa remise à niveau -ou son perfectionnement. Ce dispositif ne prend d’ailleurs vraiment sens que dans une formation individualisée.

La seule condition est donc de prendre son temps pour faire un bon bilan ; un quiz de 10 questions ne saurait suffire…

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12 novembre 2019

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