Comment faire lire en classe ? Les conseils d'un professeur de Français
 
  25 février 2020

La « valeur » d’un argument
Qu’il s’agisse des thèses qu’on défend ou des thèses qu’on entend défendre, il est utile d’évaluer la qualité, le poids -en un mot la valeur des arguments qui les soutiennent ; ceux-ci peuvent être imaginés comme des métaux, dont certains seraient plus ou moins purs, plus ou moins rares : filant la métaphore, on pourrait parler d’arguments en or, d’arguments en argent… d’arguments en zinc ou en ferraille…(Lire la suite)

11 février 2020

Commentaire composé au bac de français : comment organiser son temps sur 4 heures ?
Petit document de travail à l’usage des Lycéens : ma méthode pour enchaîner les différentes phases du commentaire de texte. Environ 2h15 de brouillon (incluant bien sûr plusieurs lectures) et 1h45 de propre. Le détail ci-après…(Lire la suite)

28 janvier 2020

Un cimetière de mots : « Les disparus du Littré »
Fuserolle, haricoter, interjectivement, margarite, officiat, enclassement, réparition, solarien, xyloculture, affiloires…
Ces mots ne paraissent-ils pas curieux à la lecture ? Ne sonnent-ils pas étrangement à l’oreille ? Ne semblent-ils pas familiers et, paradoxalement, lointains, presque exotiques ?…(Lire la suite)

14 janvier 2020

Philosophie – Qu’est-ce qu’une réfutation ?
La réfutation est un procédé rhétorique, assez solide et assez courageux, consistant, afin d’exposer son point de vue, à énumérer les critiques de son adversaire, pour les démonter une par une…(Lire la suite)

24 décembre 2019

À propos de « Noël » (billet étymologique)
Le mot vient du latin natalis dies et par substantivation natalis : «jour de naissance», utilisé pour désigner la Nativité du Christ (CNRTL). Par un phénomène phonétique appelé dissimilation, le mot a évolué…(Lire la suite)

10 décembre 2019

La nouvelle la plus courte du monde ?
Je me permets de reproduire ici l’excellent texte de Claude Bourgeyx, intitulé « Lucien », qui fait la preuve qu’un coquillage peut contenir un univers : la nouvelle ne fait qu’une page.(Lire la suite)

26 novembre 2019

Philosophie : 1001 sujets…
… à picorer dans les archives des académies, à la fin du siècle dernier. C’est cadeau.(Lire la suite)

12 novembre 2019

Comment élaborer un bon bilan orthographique ?
Voici, selon moi, quelques critères qui peuvent permettre d’évaluer de manière juste, fine et complète le niveau en orthographe de quelqu’un.(Lire la suite)

22 octobre 2019

« Il y a combien de pages ? »
C’est la question la plus récurrente que les élèves de Collège ou de Lycée posent (ou se posent) quand on leur annonce qu’ils vont devoir lire tel ou tel livre en classe ; c’est également la réserve qu’opposent les adultes restés hostiles ou indifférents à la lecture…(Lire la suite)

8 octobre 2019

La culture fait-elle l’intelligence ? ?
« Je sais aussi, dit Candide, qu’il faut cultiver notre jardin. » C’est une base, et il ne s’agit ici pour moi ni de la répéter, ni de la contester -mais plutôt de la mettre en perspective. Qu’est-ce qu’un être cultivé ? Qu’a-t-il de plus (ou de moins) qu’un être dont on dirait qu’il ne l’est pas ? Est-ce un être intelligent, ou en tous cas plus intelligent que celui qui a moins de culture ? Au risque de surprendre (venant de quelqu’un qui passe son temps à la transmettre), je répondrais à cette dernière question par la négative…(Lire la suite)

 

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Faire lire en classe



La majeure partie de mon temps d’études à l’Université a été consacrée à lire. Il y avait bien sûr aussi les cours, les examens et les travaux à rendre mais tout ceci n’aurait eu aucun sens sans la lecture : œuvres, critiques, articles etc. Le public en fac de Lettres est déjà lecteur et s’il veut aspirer à la réussite, il sait qu’il doit se plonger sans compter dans les livres. Je pense qu’il faudrait transposer ce temps de pure lecture dans le secondaire.

Dès le Collège, et jusqu’à la Première, les profs ne font pas lire, ils donnent à lire. L’élève doit lire hors-classe les ouvrages (nouvelles, romans, théâtre, poésie…) qui seront étudiés en classe. Car en classe, on ne lit pas, ou de courts extraits; on analyse, on commente, on note le cours. On sait d’ailleurs les multitudes de problèmes que pose cette contrainte de lire chez soi, et le seul moyen qu’on a trouvé pour s’assurer que l’ouvrage aura bien été lu est le bon vieux système du contrôle. Honnêtement, l’élève ne lit pas Le père Goriot pour le lire mais parce qu’on lui a dit que deux semaines plus tard, à telle date et à telle heure, il subirait un « contrôle de lecture » -par une sorte de chantage donc.

Comment faire lire les élèves, donc, si l’on ne veut pas exercer ce moyen de pression qui a plutôt tendance à détourner du plaisir de lire, mais si l’on sait également que l’élève ne lira pas de sa propre initiative ?

Un moyen intermédiaire pourrait être de faire lire en classe. Je me souviens de ce prof de Quatrième qui nous avait lu lui-même, en fin d’année, un nouvelle entière de Dino Buzzati : il avait capté l’intérêt général, et ce jusqu’à la dernière ligne du texte. Pari gagné : je m’en rappelle encore ! Sur les 5h de cours de français hebdomadaires, je propose qu’1h, par exemple, soit consacrée uniquement à lire, à faire lire, temps pendant lequel le prof n’aurait qu’à s’assurer de la concentration de ses lecteurs en herbe, temps pendant lequel ils seraient plongés dans les mots, dans la pratique de la lecture, concrète, réelle, sans intermédiaire, sans glose. « Lisez… » On fait bien des séances de lecture en primaire, et des ateliers pratiques dans toutes les matières scientifiques; l’atelier pratique de la littérature, c’est la lecture, le cours n’a aucun sens avant elle, ou sans elle, et s’accommode mal de son remplacement par les résumés de Wikipedia !

Certains pourraient rétorquer que ce ne serait que du temps de cours perdu, parce que l’élève peut très bien lire chez lui, mais pour ma part je pense qu’il s’agirait de temps gagné, car ainsi on plongerait l’élève dans la matière même de la littérature : la confrontation d’un lecteur avec un texte vivant qui n’attendait que lui, qui ne serait pas vivant sans lui.

 



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