Orthographe : avez-vous un œil de lynx ?
 


  24 mars 2020

Point de situation -confinement et apprentissage(s) en ligne
La situation inédite dans laquelle nous nous trouvons tous va nous demander des adaptations ponctuelles et profondes.
Voici les miennes :
> tous mes cours sont maintenus mais ils passent en ligne, pendant la période de confinement, avec les mêmes contenus ;
> il en va de même pour…(Lire la suite)

10 mars 2020

Conjugaison : trois astuces mnémotechniques
Vous n’arrivez pas à retenir le tableau des modes et des temps ?
Retenez ce code : ISCIPI 843222.
Ce sont les initiales et…(Lire la suite)

25 février 2020

La « valeur » d’un argument
Qu’il s’agisse des thèses qu’on défend ou des thèses qu’on entend défendre, il est utile d’évaluer la qualité, le poids -en un mot la valeur des arguments qui les soutiennent ; ceux-ci peuvent être imaginés comme des métaux, dont certains seraient plus ou moins purs, plus ou moins rares : filant la métaphore, on pourrait parler d’arguments en or, d’arguments en argent… d’arguments en zinc ou en ferraille…(Lire la suite)

11 février 2020

Commentaire composé au bac de français : comment organiser son temps sur 4 heures ?
Petit document de travail à l’usage des Lycéens : ma méthode pour enchaîner les différentes phases du commentaire de texte. Environ 2h15 de brouillon (incluant bien sûr plusieurs lectures) et 1h45 de propre. Le détail ci-après…(Lire la suite)

28 janvier 2020

Un cimetière de mots : « Les disparus du Littré »
Fuserolle, haricoter, interjectivement, margarite, officiat, enclassement, réparition, solarien, xyloculture, affiloires…
Ces mots ne paraissent-ils pas curieux à la lecture ? Ne sonnent-ils pas étrangement à l’oreille ? Ne semblent-ils pas familiers et, paradoxalement, lointains, presque exotiques ?…(Lire la suite)

14 janvier 2020

Philosophie – Qu’est-ce qu’une réfutation ?
La réfutation est un procédé rhétorique, assez solide et assez courageux, consistant, afin d’exposer son point de vue, à énumérer les critiques de son adversaire, pour les démonter une par une…(Lire la suite)

24 décembre 2019

À propos de « Noël » (billet étymologique)
Le mot vient du latin natalis dies et par substantivation natalis : «jour de naissance», utilisé pour désigner la Nativité du Christ (CNRTL). Par un phénomène phonétique appelé dissimilation, le mot a évolué…(Lire la suite)

10 décembre 2019

La nouvelle la plus courte du monde ?
Je me permets de reproduire ici l’excellent texte de Claude Bourgeyx, intitulé « Lucien », qui fait la preuve qu’un coquillage peut contenir un univers : la nouvelle ne fait qu’une page.(Lire la suite)

26 novembre 2019

Philosophie : 1001 sujets…
… à picorer dans les archives des académies, à la fin du siècle dernier. C’est cadeau.(Lire la suite)

12 novembre 2019

Comment élaborer un bon bilan orthographique ?
Voici, selon moi, quelques critères qui peuvent permettre d’évaluer de manière juste, fine et complète le niveau en orthographe de quelqu’un.(Lire la suite)

 

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Orthographe : avez-vous un œil de lynx ?

Un petit test simple pour le savoir. Contrairement aux exercices usuels, ce texte ne contient pas plusieurs fautes à trouver mais une seule ! Saurez-vous la débusquer dès la première (éventuellement la deuxième) lecture ?

« Et toi, chef des brigands qui t’obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive. Nous sommes innocents, nous sommes heureux, et tu ne peux que nuire à notre bonheur. Nous suivons le pur instinct de la nature, et tu as tenté d’effacer de nos âmes son caractère. Ici tout est à tous, et tu nous as prêché je ne sais quelle distinction du tien et du mien. Nos filles et nos femmes nous sont communes, tu as partagé ce privilège avec nous, et tu es venu allumer en elles des fureurs inconnues. Elles sont devenues folles dans tes bras, tu es devenu féroce entre les leurs ; elles ont commencé à se haïr ; vous vous êtes égorgés pour elles, et elles nous sont revenues teintes de votre sang. Nous sommes libres, et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage. Tu n’es ni un dieu ni un démon, qui es-tu donc pour faire des esclaves ? Orou, toi qui entends la langue de ces hommes-là, dis-nous à tous, comme tu me l’as dit à moi-même, ce qu’ils ont écrit sur cette lame de métal : Ce pays est à nous. Ce pays est à toi ! et pourquoi ? parce que tu y as mis le pied ! Si un Otaïtien débarquait un jour sur vos côtes et qu’il gravât sur une de vos pierres ou sur l’écorce d’un de vos arbres : Ce pays est aux habitants d’Otaïti, qu’en penserais-tu ? Tu es le plus fort – et qu’est-ce que cela fait ? Lorsqu’on t’a enlevé une des méprisables bagatelles, dont ton bâtiment est rempli, tu t’es récrié, tu t’es vengé, et dans le même instant tu as projeté au fond de ton cœur le vol de toute une contrée ! Tu n’es pas esclave, tu souffrirais plutôt la mort que de l’être, et tu veux nous asservir ! Tu crois donc que l’Otaïtien ne sait pas défendre sa liberté et mourir ? Celui dont tu veux t’emparer comme de la brute, l’Otaïtien est ton frère ; vous êtes deux enfants de la nature ; quel droit as-tu sur lui qu’il n’ait pas sur toi ? Tu es venu, nous sommes-nous jetés sur ta personne ? Avons-nous pillé ton vaisseau ? T’avons-nous saisi et exposé aux flèches de nos ennemis ? T’avons-nous associé dans nos champs au travail de nos animaux ? Nous avons respecté notre image en toi. Laisse-nous nos mœurs, elles sont plus sages et plus honnêtes que les tiennes. Nous ne voulons point troquer ce que tu appelles notre ignorance contre tes inutiles lumières. Tout ce qui nous est nécessaire et bon, nous le possédons. Sommes-nous dignes de mépris parce que nous n’avons pas su nous faire des besoins superflus ? Lorsque nous avons faim, nous avons de quoi manger ; lorsque nous avons froid, nous avons de quoi nous vêtir. Tu es entré dans nos cabanes, qu’y manque-t-il à ton avis ? Poursuis jusqu’où tu voudras ce que tu appelles commodités de la vie, mais permets à des êtres censés de s’arrêter, lorsqu’ils n’auraient à obtenir de la continuité de leurs pénibles efforts que des biens imaginaires. Si tu nous persuades de franchir l’étroite limite du besoin, quand finirons-nous de travailler, quand jouirons- nous ? Nous avons rendu la somme de nos fatigues annuelles et journalières la moindre qu’il était possible, parce que rien ne nous paraît préférable au repos. Va dans ta contrée t’agiter, te tourmenter tant que tu voudras. Laisse-nous reposer ; ne nous entête ni de tes besoins factices, ni de tes vertus chimériques. »

Et, au fait, avez-vous reconnu cet extrait ?
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mardi 9 octobre 2018

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