Si un texte est difficile…

Qu’elles concernent un texte littéraire (un poème de Mallarmé par exemple), philosophique (un raisonnement de Kant) ou un texte issu d’un autre champ des sciences humaines, trois réactions sont possibles quand on est confronté à un texte qui présente des difficultés de compréhension (liées au vocabulaire, à la syntaxe, au recours à certaines images…) :

1 – le prendre pour soi : « je suis nul », « je n’ai pas le niveau de l’auteur », voire « je ne se suis pas fait pour lire ce genre de choses » -réaction complexée et psychologisante, à tort ;

2- le mettre sur le dos de l’auteur : « il écrit mal », « il n’est pas clair », « ça ne veut rien dire » ; voire carrément de toute son œuvre ou de la discipline elle-même : « la poésie, ça sert à rien » -réaction confinant parfois à l’anti-intellectualisme et manquant vigoureusement d’humilité ;

3- la curiosité et l’aiguillon du défi : « je n’ai pas compris, je vais relire plus attentivement, car le jeu en vaut la chandelle », sachant que même ne pas comprendre peut avoir son charme.

J’invite bien sûr à adopter cette dernière attitude. En haut du long et difficultueux sentier de haute montagne, il y a très souvent un magnifique panorama à découvrir -soyez-en certain.

mardi 13 avril 2021

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *