Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature…
Le document à suivre, élaboré par le Journal du dimanche, liste les expressions et métaphores les plus en vogue dans les médias.
On se dit, en analysant un peu ce classement, qu’il ne nous en faudrait pas beaucoup plus pour présenter le JT du soir…
Et vous, quel est le rythme qui vous fait vibrer le plus ?
Dans cette mise en abyme, La Fontaine nous montre à quel point le recours aux histoires les plus simples, les plus enfantines même, peut être un puissant levier explicatif -ou argumentatif. La leçon mérite d’être retenue (et utilisée)…
Si les descriptions n’ont pas bonne presse chez nombre de lecteurs, on peut aussi les considérer pour leur beauté littéraire, leur pouvoir de suggestion, voire leur rôle dans l’économie du récit.
Quand j’étais en fac, une (excellente) prof de mon TD nous disait que, chez Balzac, la description n’était pas un accessoire de la narration mais « était aussi » de la narration.
« Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer. / Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! / Si même ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ; / S’il en demeure dix, je serai le dixième; /
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »
Selon une anecdote célèbre, une poste parisienne reçut un jour (au 19e siècle) une lettre laconiquement adressée « Au plus grand poète français » ; ne sachant à qui la délivrer, le facteur décida de la porter à Victor Hugo, qui la réadressa à Lamartine, lequel la renvoya à Victor Hugo. Qu’on en juge.