Français, Lettres, Philo : le blog d’un professeur indépendant

Articles récents

« Il y a combien de pages ? »

C’est la question la plus récurrente que les élèves de Collège ou de Lycée posent (ou se posent) quand on leur annonce qu’ils vont devoir lire tel ou tel livre en classe ; c’est également la réserve qu’opposent les adultes restés hostiles ou indifférents à la lecture ; il est assez aisé de démonétiser cet […]

La culture fait-elle l’intelligence ?

« Je sais aussi, dit Candide, qu’il faut cultiver notre jardin. » Voilà une base intellectuelle, qu’il ne s’agit ici pour moi ni de répéter, ni de contester -mais plutôt de mettre en perspective. Qu’est-ce qu’un être cultivé ? Qu’a-t-il de plus (ou de moins) qu’un être dont on dirait qu’il ne l’est pas ? Est-ce un […]

Orthographe : la règle et l’usage

Il me semble utile, pour des raisons que je détaille en fin d’article, de produire un petit schéma de pensée pour comprendre le rapport particulier qu’entretiennent, en orthographe, l’usage (c’est-à-dire le français que nous parlons et écrivons tous les jours) et la règle (c’est-à-dire le code commun que nous avons appris à l’école)…

Qu’est-ce qu’un philosophe ?

À cette intimidante question, il serait possible de répondre une première chose assez simple, pour distinguer le philosophe de la figure de l’intellectuel (pour moi ce second terme n’a rien de péjoratif) : le philosophe est celui qui produit des concepts philosophiques. Comme l’amandier donne des amandes, la vigne du raisin, l’olivier des olives et […]

L’orthographe est-elle une forme de politesse ?

Le philosophe Alain écrivait : « L’orthographe est de respect ; c’est une sorte de politesse ». J’ai souvent lu ou entendu ce rapprochement : écrire sans faire de fautes serait une forme de courtoisie, de savoir-vivre, voire, carrément, de comportement éthique. Je remarque tout d’abord que ce discours est majoritairement tenu par des gens qui maîtrisent […]

Sujets de philosophie : et si on laissait un choix plus important au candidat ?

Lundi 17 juin, à 08h02, comme chaque année à l’épreuve de philosophie, à côté de l’explication de texte qui ressemble à une voie de secours, deux sujets de dissertation vont « tomber » : ce verbe se disqualifie de lui-même, faisant penser à un verdict, une sanction, pour ne pas dire un « couperet ». Le bachelier va jouer une partie de sa note globale, de son année, de son orientation, sur l’arbitraire de ces deux phrases suspendues dans le vide. Pour le dire autrement, on va jouer sa connaissance aux dés…