Un poème en escalier...
 


 

Quelques rébus orthographiques
Voici quelques rébus dont la réponse prend en compte l’alphabet et la typographie.
Exemple :
C POMPES MARCHER
(Solution: Marcher à côté de ses pompes)…(Lire la suite)

23 janvier 2018

Un poème en escalier
Que remarquez-vous dans le texte suivant ? Et qu’en dites-vous ?…(Lire la suite)

9 janvier 2018

Niveaux de connaissance
Il y a l’opaque ignorance. Ensuite, il y a l’intuition, ce doute étrange. Puis, la recherche et l’interrogation. Ensuite, des morceaux de compréhension, des fragments de connaissance. Puis l’appréhension plus complète, mais encore superficielle, uniquement intellectuelle : on comprend une chose mais, pour ainsi dire, de l’extérieur. On en voit les contours, on en saisit les leviers, les mécanismes, on en écrirait bientôt une dissertation, puis un traité. Mais cette forme de connaissance n’est pas encore, selon moi, la forme ultime de la connaissance…(Lire la suite)

26 décembre 2017

L’accord des noms composés : un exemple de difficulté orthographique « intéressante ».
Ce que j’appelle une « difficulté intéressante » est une difficulté dont la résolution fait appel à l’esprit d’analyse et à la logique – à la différence d’une difficulté dont la réponse présenterait quelque chose d’arbitraire ou de hasardeux, et qu’on pourrait alors qualifier d’anomalie. La règle de départ est simple et…(Lire la suite)

12 décembre 2017

Dissertation de philosophie : interrogez le présupposé.
Voilà bien l’outil le plus commode pour débrouiller vos sujets de philo : le présupposé. De quoi s’agit-il ? Si l’on partait d’un peu plus loin, on pourrait d’abord dire de lui qu’il est une sorte de cousin éloigné du préjugé…(Lire la suite)

28 novembre 2017

Les Boloss, par Jean R.
Hommage doit être rendu à une grande figure du cinéma et du théâtre français, qui nous a quittés le mois dernier pour rejoindre l’Olympe des passeurs de mots…(Lire la suite)

14 novembre 2017

Faut-il prendre une revanche sur l’orthographe ?
Depuis quelques années, ont fleuri, dans les rayonnages des librairies, des ouvrages surfant sur ce thème de la revanche que pourraient ou devraient prendre ceux qui ont un problème avec l’orthographe, faisant même parfois de celle-ci « le » problème. Je ne souscris pas à cette approche. Ou, pour le dire autrement : je n’aime pas trop cette ambiance…(Lire la suite)

24 octobre 2017

Les enfants philosophes
– Papa, pourquoi tu vas au travail ?
– Attends, chéri, Papa parle de quelque chose d’important avec Parrain au téléphone. Oui désolé, c’était rien, bon, pour le dégrèvement d’impôts, tu sais qui je dois appeler ?…
– Maman, il a quoi, cet oiseau ?
– Touche pas chéri, il est mort.
– C’est quoi être mort ?
– C’est comme dormir, mais longtemps.
– Il va se réveiller ?… (Lire la suite)

10 octobre 2017

Palindromes : le record de Georges Perec
Vous connaissez sans doute ce qu’on appelle les palindromes, ces mots, expressions ou phrases que l’on peut lire à l’endroit et à l’envers. Le mot « ici » par exemple, donne, si on le lit de droite à gauche… (Lire la suite)

26 septembre 2017

Orthographe : une émission à écouter absolument !
C’est à l’excellent Jean-Noël Jeanneney qu’on la doit: dans « Concordance des temps », il invite Bernard Cerquiglini, historien de la langue française. Celui-ci décrit avec érudition l’évolution de l’orthographe française, ainsi que le débat qui oppose historiquement réformateurs et conservateurs…(Lire la suite)

 

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Un poème en escalier…

– Que remarquez-vous dans le texte suivant ? Et qu’en dites-vous ?-

Les Djinns

Murs, ville,
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise,
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C’est l’haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu’une flamme
Toujours suit !

La voix plus haute
Semble un grelot.
D’un nain qui saute
C’est le galop.
Il fuit, s’élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d’un flot.

La rumeur approche.
L’écho la redit.
C’est comme la cloche
D’un couvent maudit ;
Comme un bruit de foule,
Qui tonne et qui roule,
Et tantôt s’écroule,
Et tantôt grandit,

Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !… Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l’escalier profond.
Déjà s’éteint ma lampe,
Et l’ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu’au plafond.

C’est l’essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant !
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau, lourd et rapide,
Volant dans l’espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près ! – Tenons fermée
Cette salle, où nous les narguons.
Quel bruit dehors ! Hideuse armée
De vampires et de dragons !
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu’une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée
Tremble, à déraciner ses gonds !

Cris de l’enfer! voix qui hurle et qui pleure !
L’horrible essaim, poussé par l’aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s’abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l’on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu’il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !

Prophète ! si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J’irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs !
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d’étincelles,
Et qu’en vain l’ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !

Ils sont passés ! – Leur cohorte
S’envole, et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L’air est plein d’un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés !

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l’on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d’une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d’un vieux toit.

D’étranges syllabes
Nous viennent encor ;
Ainsi, des arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s’élève,
Et l’enfant qui rêve
Fait des rêves d’or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu’on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s’endort,
C’est la vague
Sur le bord ;
C’est la plainte,
Presque éteinte,
D’une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit…
J’écoute : –
Tout fuit,
Tout passe
L’espace
Efface
Le bruit.

Victor Hugo

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23 janvier 2018

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